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Le 25 mai, c’est la Journée des enfants disparus

Le Centre canadien de protection de l’enfance dévoile le moyen le plus efficace de prévenir les disparitions d’enfants

En cette Journée internationale des enfants disparus, le Centre canadien de protection de l’enfance (CCPE) veut attirer l’attention des parents sur le moyen le plus efficace de prévenir les disparitions d’enfants.

Le CCPE, qui intervient auprès des familles d’enfants disparus depuis plus de 30 ans, a pu constater à quel point les disparitions d’enfants affectent les familles et les populations. « Nous espérons qu’aucun autre enfant ne disparaîtra, affirme Christy Dzikowicz, directrice d’EnfantsPortesDisparus.ca au CCPE. Même s’il n’est pas toujours possible de prévenir ces terribles tragédies, nous devons en tirer des leçons pour mieux protéger les enfants. »

Les résultats suivants sont tirés d’une récente étude du CCPE intitulée Les enlèvements d’enfants avec assassinat : une étude canadienne (résultats préliminaires), qui s’est penchée sur 147 cas survenus entre 1970 et 20101 :

  • Dans 68 % des cas2, l’enfant était seul au moment de l’enlèvement.
  • 41 % des enlèvements sont survenus en juin, en juillet ou en août.
  • 53 % des enfants ont été vus pour la dernière fois entre 15 h 30 et 22 h, toutes les tranches d’âge confondues3.
  • 45 % des enlèvements sont survenus un vendredi ou un samedi.
  • Dans 67 % des cas, l’enfant s’en allait quelque part (à pied ou à vélo), par exemple à l’école, chez un ami, à un parc avoisinant ou à un centre commercial4.

Sur la base de ces informations et à l’approche de la fin de l’année scolaire, le CCPE appelle les parents à faire valoir à leurs enfants l’importance du Principe du compagnon. Quand les enfants entrent dans l’adolescence et ont plus de liberté et d’indépendance, le Principe du compagnon devient plus important que jamais. L’étude a révélé que le fait d’être seul constitue le plus grand facteur de risque d’enlèvement.

« Ça a l’air simple, mais le Principe du compagnon est la stratégie la plus efficace pour réduire les risques d’enlèvements d’enfants, explique Mme Dzikowicz. On le voit dans tous les groupes d’âge – depuis la petite enfance jusqu’à la période de vulnérabilité du début de l’âge adulte. Le Principe du compagnon est la meilleure façon de protéger nos enfants dans des situations qui aurait peut-être pu être évitées. »

« Tellement de familles sont éprouvées par la disparition d’un enfant; ça arrive trop souvent », observe Audrey North, cousine de Christine Wood. Nos enfants sont confrontés à tant de choses et à tant de risques à mesure qu’ils grandissent et gagnent en indépendance. Nous devons inciter nos jeunes à rester ensemble pour leur sécurité. Beaucoup de questions restent sans réponse pour de nombreuses familles, au moins en partie parce qu’un des leurs était seul au moment de sa disparition. »

Renseignements pour les parents :

Il n’est jamais trop tôt pour commencer à apprendre le Principe du compagnon à un enfant. Le site martinnesortpasseul.ca vous offre des outils pour apprendre cette stratégie de protection à de jeunes enfants.

À mesure que les enfants grandissent et gagnent en indépendance, il est essentiel de poursuivre cette conversation avec eux. Ne cessez jamais de leur rappeler l’importance du Principe du compagnon comme stratégie de protection tout au long de leur vie.

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Le service AlerteEnfantsDisparus transmet par courriel des renseignements essentiels aux individus, aux entreprises et aux organismes afin d’aider à retrouver les enfants disparus.

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Les origines de la Journée internationale des enfants disparus

La Journée des enfants disparus a été proclamée pour la première fois en 1983 par le président américain Ronald Reagan afin d’honorer la mémoire d’Etan Patz, disparu de New York le 25 mai 1979, à l’âge de 6 ans. La disparition d’Etan avait retenu l’attention des médias nationaux, fait rare à l’époque. Le père d’Etan, photographe professionnel, avait distribué des photos en noir et blanc de son fils dans l’espoir de le retrouver, ce qui a donné lieu à de vastes opérations de recherche et à une prise de conscience collective des risques d’enlèvement d’enfant.

  1. Les pourcentages indiqués ci-dessous ne sont pas tous calculés sur 147 cas, car certains détails demeurent inconnus pour certains cas.
  2. Dans certains des 147 cas, il n’a pas été possible de déterminer si l’enfant était seul. Le 68 % est calculé sur 124 cas.
  3. Dans certains des 147 cas, il n’a pas été possible de déterminer à quel moment l’enfant a été vu pour la dernière fois. Le 53 % est calculé sur 107 cas.
  4. Dans certains des 147 cas, il n’a pas été possible de déterminer ce que l’enfant faisait au moment de l’enlèvement. Le 67 % est calculé sur 120 cas.

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